Fiancée d’Eau et d’Azur

032Déjà l’Astre en habits noirs s’en va courir Fortune
Folâtre sème le champ mais crève le blé
Campanile sonne ses cloches, coups de cuivre retentissent !
D’un heaume d’argent qui sauva quand tout sombrait
Et pour obsèques, Zéphyr immense souffle l’humble souvenance
C’est grand tristesse en son cœur et désarroi
Qui brûle l’agnelle paissant la morne moisson
Sanglots intarissables de mille mémoires
Des souvenirs brusques en vantaux ouverts…
Nouvelle page (dé)close : irruption pâle de feuille en feuille
Sous un soleil riant de lames fourbies.
L’annonce d’épineux lendemains d’un mol oreiller
Sous l’Extrême empire de l’azur cavé
Seul compagnon de main la meule qui broie
Implacables fils de notre sein.

Le coq chante l’ombre tirée hors d’elle-même
N’a que souci des siècles hardis et des jours verdelets.
Seule la perle expire seule au fond du ruisseau
Courir à son tour auprès de son Azur gisant
En partance réclamer son dû aux œuvres de Fortune
Et payer vie mariée à la houle des flots
Azur pour ciel et mer pour sépulture
Ô doux paterne, sombre amant
Loin des hominides j’irai rejoindre ta lyre…

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